Tout le long du littoral charentais, places fortes et citadelles défilent sans discontinuer. Région de frontière maritime, terre très convoitée, la Charente-Maritime s'est protégée dès le moyen âge derrière de solides fortifications. Le Maréchal de France Vauban a laissé ici une trace importante.

Au cours du Moyen âge, entre le 16ème siècle et au milieu du 19ème siècle, la France connaît des périodes de troubles émaillées de guerres meurtrières. On se bat entre protestants et catholiques, entre français et anglais, français et hollandais... le danger vient de partout et surtout de la mer.

13fouras_fort_vauban01Alors, on couvre le littoral d'une ceinture destinée à protéger la région, la ville de La Rochelle et le stratégique arsenal de Rochefort. Vauban vérouille presque intégralement l'estuaire de la Charente. Il fait construire ou renforcer de beaux ouvrages défensifs : Fort Vauban à Fouras, Fort Louvois à Bourcefranc-le-Chapus, Fort de la Rade sur l'île d'Aix, et fort Lupin sur la Charente. A ces bastions, s'ajoutent d'imposantes citadelles comme celle du château d'Olérons, celles de Saint-Martin-de-Ré ou de Brouage.

Après Vauban, la fortification de cette zone, entre Charente et Oléron, se poursuit. Sur l'île d'Aix on ajoute le Fort Liédot. Face à Port-des-Barques, on bâtit le Fort de la Pointe. en pleine mer, on construit également des sentinelles de pierre, à l'image de Fort Enet entre l'île d'Aix et le continent, ou le fameux Fort Boyard, entre Oléron et Aix.

Grâce à ces imposantes citadelles et ces forts, le pertuis charentais est remarquablement protégé. Jamais l'arsenal de Rochefort ne tombera sous le feu ennemi.

Finalement, ceux sont les allemands qui, de 1940 à 1945, construiront la dernière ligne de fortifications sur le littoral charentais. Grâce à une multitude de blockhaus, ils dressent ainsi le "mur de l'Atlantique". Encore aujourd'hui, la base sous-marine de La Pallice témoigne de cette époque.