Au large de La Rochelle, L'île des Ré, était au moyen-âge constituée de 4 îles : Ars, Loix, les Portes et une île sans nom au sud. Petit à petit, les alluvions fluviomarines ont amené le rattachement des îles entre elles. C'est dans les zones gagnées sur la mer, au nord, autour d'Ars et de Loix, que se sont créés les marais.

Ce sont les moines vendéens qui ont commencé à exploiter les marais salants au XIIème siècle. Mais ce n'est qu'au XVème siècle qu'ils se mirent à pratiquer la "Saliculture", c'est à dire, la production de sel alimentaire par cristallisation du sel contenu dans l'eau de mer, grâce à l'effet de l'évaporation due au vent et au soleil.

Au XIXème siècle, se sont 20% de la surface de l'île qui était exploités, soit 1 550 hectare de marais salant. Les sauniers étaient plus d'un millier. Aujourd'hui, il n'en reste plus qu'une petite centaine, qui exploite moins de 500 hectares.

Une réserve d'eau de mer occupe un premier bassin. Elle est indispensable lors des marées à faible coefficient. Un second bassin sert à l'évaporation. Plus loin, ce trouve le "champs du marais", ou le saunier récolte le sel en été. Il y a deux sortes de sel : d'abord le gros sel gris, ensuite la fleur de sel, en surface, fleur qui se forme l'après-midi, quand le soleil est le plus ardent.

Depuis 500 ans, les sauniers font toujours les mêmes gestes avec presque les mêmes outils. Ces outils sont en bois pour éviter l'oxydation au contact du sel.

Après la récolte très délicate, le saunier transporte le sel jusqu'à la coopérative des sauniers de l'île de Ré. Elle se trouve au village d'Ars, là où, au XIXème siècle, les navires venaient depuis le nord de la côte charger leur sel. C'était ce qu'on appelait : le commerce de l'or blanc.

Pour en savoir plus, vous pouvez visiter l'écomusée du marais salant sur l'île.